Valorisation des déchets oléicole en engrais naturel

La région Kabyle est l’une des régions algérienne la plus productrice d’huile d’olive. La surface réservée à l’oléiculture à l’échelle nationale se compose de 56.3 millions d’oliviers dont 32.3 millions oliviers productifs, soit un taux de 57%, selon les chiffres du commissariat au développement de l’agriculture en région saharienne (CDARS, Ouargla).
Dans le Nord du pays, l’oléiculture est concentrée au niveau de sept principales wilayas: BejaiaTizi-Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Jijel, Sétif et Mascara), dont la région centre représente un taux de plus de 75% de la superficie oléicole global de ces sept willayas.
Une fois l’huile extraite, les déchets de l’industrie oléicoles sont souvent stockés et relargués dans la nature, or ces résidus sont toxiques.
La toxicité est due à la présence de nombreux polyphénols, à une DCO (demande chimique en oxygène) et une TCO (carbone organique total) élevées qui font de ces déchets des composés récalcitrants à la dégradation naturelle.
Lorsque ceux-ci sont rejetés dans la nature, il faut alors prévoir une contamination des nappes phréatiques, cours d’eau et sols. C’est pourquoi un traitement préalable serait nécessaire.
Pour pallier ce problème environnemental, notre association environnementale Tazemurt à Takerboust s’est lancé dans un projet de récupération des déchets oléicoles et de transformation en produits à haute valeur ajoutée: compost, lombricompost

 

Les objectifs sont multiples, tout d’abord la protection de l’environnement contre la toxicité que représente ces déchets, d’autre part, l’association environnemental Tazemurt veut ouvrir la voie du marché de la valorisation oléicole afin de rendre cette technique opérationnelle et utilisable dans tous les régions productrices d’huile d’olive